Le Grosbec casse-noyaux

Chaque mois, Michel Brugière vous propose un article dédié aux oiseaux de notre commune.  

 

 

Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)

 

Famille des Fringillidés

 

Longueur : 16 à 18 cm
Envergure : 29 à 33 cm
Poids : 48 à 62 grammes

 

Le Grosbec casse-noyaux est un fringille inconfondable en raison de sa grande taille, de sa silhouette, de son plumage coloré et de sa grosse tête munie d’un très gros bec. En taille et en corpulence, il est intermédiaire entre le moineau et l’étourneau. Sa grosse tête et sa queue courte lui confèrent une silhouette compacte qui, en vol, alliée à des battements d’ailes puissants, est très particulière.

 

 

Habitat :

Le Grosbec casse-noyaux est avant tout un oiseau forestier. Dans l’ouest de son aire, il apprécie surtout les forêts de feuillus, tout particulièrement les chênaies.

Dans ce milieu forestier d’origine, il peut aussi fréquenter les parcs et jardins, les vergers et autres milieux arborés anthropisés. Sa présence et son abondance sont déterminées par l’abondance des graines dont il se nourrit majoritairement.

Le Grosbec casse-noyaux est un oiseau difficile à observer. Il a l’habitude de se percher haut dans les arbres et de voler au-dessus de la canopée. Par ailleurs, c’est un oiseau plutôt farouche qui se laisse difficilement approcher ; enfin, il n’est jamais abondant comme peut l’être le pinson, par exemple.

 

Le Grosbec est monogame et territorial en saison de reproduction, mais la territorialité n’est pas très forte et les couples nuptiaux peuvent former des colonies lâches.

La caractéristique morphologique la plus visible de l’espèce est son bec imposant, qui va de pair avec une musculature très développée, d’où la grosse tête de l’oiseau.

Les mandibules développent une puissance telle qu’elles peuvent casser des noyaux de cerises pour accéder aux amandes.

C’est cette adaptation qui lui a valu son nom français. De plus, l’intérieur du bec est pourvu de stries permettant de bien caler la graine ou le noyau.

 

Reproduction et nidification :

La saison de reproduction du Grosbec casse-noyaux s’étend de fin mars à fin juillet et varie suivant la latitude et les conditions climatiques des régions occupées.

Le mâle parade devant les femelles, ailes pendantes, le corps horizontal basculant alternativement à droite et à gauche, ponctuant sa démonstration de cris. Il offre aussi de la nourriture à la femelle, en lui donnant directement dans le bec.

Le mâle choisit le site et commence à construire le nid, presque toujours à plus de trois mètres de hauteur dans un arbre.

La femelle y dépose 3 à 5 œufs de teinte claire (ivoire, gris, bleu ou vert pâle) avec de nettes taches sombres isolées.

L’incubation dure de 11 à 13 jours et est assurée par la femelle, qui est nourrie au nid par le mâle. Les oisillons sont nourris d’insectes, surtout des chenilles, par les parents. Ils quittent le nid à l’âge de 12 à 13 jours, mais ne deviennent indépendants qu’au bout d’un mois.

 

Menaces et protection :

Le Grosbec n’est actuellement pas menacé. Il est assez commun dans les forêts qui lui conviennent, mais jamais abondant.

Les programmes français, comme le STOC-EPS, montrent que, sur les 20 dernières années, l’espèce est en augmentation modérée, ce qui est une bonne nouvelle dans un contexte général morose. Il faut dire que le milieu forestier résiste mieux que les autres à la perte de biodiversité.

 

 

 

 

 

Crédit Photos Michel Brugière

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Michel Brugière est né dans un petit village de Touraine au bord de la Loire. Photographe amateur passionné par l’ornithologie depuis son plus jeune âge, retraité depuis 2003, il se consacre pleinement à la photographie de cet univers.

Sa passion naît très jeune : dès l'âge de 14 ans, avec un jouet en bois de sa propre invention imitant un appareil photo "clic clac", il prenait virtuellement en photo les animaux de la ferme de ses parents à Savigny-en-Véron, en Touraine.

Dès lors, il commence à économiser pendant sa formation d'apprenti maréchal-ferrant pour s'acheter son premier appareil photo, un véritable appareil bien loin du jouet en bois !

Le temps passe et sa passion se renforce. Il devient pompier professionnel à Rambouillet; la photographie animalière devient alors pour lui une respiration, un moment pour changer d’air, se ressourcer, et s’imprégner des couleurs et des odeurs du monde vivant.

 

 

"J'adore les milieux sauvages, marais, roselières, forêts, sentiers isolés et parfois les pelouses calcicoles pour photographier quelques orchidées et autres fleurs sauvages. Mon souhait, à travers mes prises de vues, est de partager l'existence des animaux, de souligner la beauté des plumages et de saisir l'instant d'une posture. Ma passion va bien au-delà d'un simple amusement aujourd'hui.

Je pourrais vous en parler pendant des heures, de mes souvenirs de prises de vues et de mes attentes interminables pour capturer l'image parfaite.

Des anecdotes, j'en ai plein ma besace : du martin-pêcheur au tétras lyre, en passant par le guêpier d'Europe et bien d'autres ; des levers à l'aube aux longues heures d'attente, des émotions extraordinaires...

 

Aujourd'hui, pris dans les filets de ma curiosité et de la beauté, je continue d'arpenter les chemins d'Eure-et-Loir et d'autres coins de France et vous propose de voyager avec moi à travers ces chroniques"